Les épargnants ont du mourant à se faire pour cette année 2012. La situation actuelle en Europe en témoigne : déclin d’une dizaine de pays de la zone euro, début de récession en France, etc. et d’autres risques sont encore à prévoir. Quels seraient les conséquences de ces nuisances sur l’épargne ?

epargneRisque de la déchéance de la France

La France a perdu le triple A de l’agence de notation Standard & Poor’s en début d’année, et est même placé sous perspective négative. Cela sous-tend que le pays peut encore poursuivre sa dégradation prochainement. Si le cas se présente, le crédit souverain pourra faire l’objet d’une hausse conséquente, de même que les taux d’emprunt entre pays européens. Or les assureurs gèrent les fonds en liquidité sur des obligations souveraines. Si les assurés décident à l’unisson de retirer leur compte, de grosses pertes seront constatés dans le secteur de l’assurance. Les mesures à prendre seraient d’anticiper l’augmentation des taux d’emprunt et d’appliquer une politique budgétaire ferme dédiée aux actions.

Risque d’une retombée néfaste dû à un pays de la zone euro

Si des pays en grande difficulté comme la Grèce ne trouvent pas des solutions à leurs créances, les pays de la zone euro subiront les moins values des pays insolvables affichant un taux d’emprunt faramineux. Si l’assurance-vie s’emmêle dans cet engrenage, les provisions prévues pour les cas de crise ne pourront couvrir la totalité des prêts des pays défaillants, au grand désarroi des créanciers. Les établissements financiers possédant des titres de dettes subiront des pertes sur le rendement. Mais pour pouvoir fonctionner de nouveau, ils seront obligés de recourir aux épargnes de la population. Ils pourront alors attirer les clients par des promotions alléchantes, ce qui profite aux assurés.

Risque d’une sévérité de la récession en France

Le taux de croissance est négatif et pourrait encore être revu à la baisse, ce qui est signe de récession. Les menaces restent les moins-values dus aux pays peu performants. Les prix des actions s’effondrent et les prochains mois de l’année 2012 seront encore sous le signe du ralentissement économique. En cas de prolongement de la récession, les actions seront d’autant plus en chute de valeur. Cela impactera négativement sur l’immobilier qui est en proie à un gel des ventes, bien qu’il reste attractif pour la masse. Les entreprises qui se trouvent sans financement doivent émettre des obligataires ou emprunter auprès des banques qui vont améliorer leur taux d’intérêt auprès des épargnants afin de détenir plus de liquidité à prêter.